| LES CULTES DE POSSESSION FACE AU DEFI DE LA MONDIALISATION |
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Maison des Cultures du monde à Vitré Avec la mondialisation des échanges, le religieux obéit aux lois du marché et les cultes de possession au Sud-Bénin et à Bahia tentent bon an mal an de composer avec les demandes spirituelles de consommateurs de biens religieux et les requêtes de soin des adeptes. Oscillant entre la commercialisation de biens et pratiques religieuses et la patrimonialisation des savoirs et des pratiques ancestrales, les cultes de possession n'échappent pas au présentisme, une notion qui se caractérise par une mise au pinacle de la mémoire et du patrimoine. Nous verrons comment les chefs de culte du Sud-Bénin et de Bahia adaptent leurs pratiques aux contingences d'un monde qui se vit de plus en plus comme un vaste lieu de mémoire. Emmanuelle Kadya-Tall, après
un doctorat sur les représentations de la maladie et les pratiques
de soin dans une société islamisée depuis le XIe
siècle (les Haalpulaaren de la vallée du fleuve Sénégal)
a travaillé pendant quatre ans en collaboration avec des psychiatres
béninois sur les recours thérapeutiques traditionnels et
modernes au Sud-Bénin. Ce terrain béninois qui fut le théâtre
de la Traite atlantique lui a donné envie de connaître le
Brésil où des cultes de possession partageant le même
panthéon réactivent une certaine mémoire de l'Afrique.
C'est ainsi qu'elle a étudié pendant cinq ans les cultes
du candomblé dans l'État de Bahia. Actuellement, Emmanuelle
Kadya-Tall mène des recherches comparatives sur la dynamique religieuse
de ces cultes des deux côtés de l'Atlantique.
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