YANN LESTRAT : ET IN ARCADIA EGO

Yann Lestrat, Et in Arcadia ego
Du 29 mars au 18 mai, à la galerie de l'artothèque, 52, rue Poterie

"Et in Arcadia ego" est un projet itinérant de photographie plasticienne consistant à déplacer à travers le monde une sculpture, en l'occurrence une bonde d'évacuation en acier inoxydable de 100 cm de diamètre, afin de l'implanter et de la photographier dans des paysages naturels.
En septembre dernier, Yann Lestrat a séjourné en Islande, première des étapes définies à l’étranger pour implanter sa sculpture en acier inoxydable. L’artothèque de Vitré et Le Village de Bazouges-la-Pérouse présenteront le projet de Et in Arcadia ego de sa genèse (2003) à aujourd’hui.


(c) Yann Lestrat

Depuis 2003, Yann Lestrat réalise un travail photographique présentant l’articulation entre une de ses sculptures, une bonde d’évacuation de 100 centimètres de diamètre et des paysages soigneusement repérés puis sélectionnés selon leur spécificité géologique, géographique, topographique… et leur caractère naturel, indéniablement lié à des conditions défavorables à l’installation de l’homme. Les déserts, les espaces vierges et arides deviennent des sites propices à l’implantation de cette bonde dont les dimensions lui permettent de se mesurer à l’échelle de l’environnement. Figure d’un objet industriel d’où s’écoulent les premières eaux usées, entre-deux, frontière entre le perceptible et l’invisible, cette sculpture se dévoile comme une métaphore mais également comme un support de projections mentales et de représentations psychiques. Selon Yann Lestrat : « la présence au sein de ces sites naturels d'une œuvre empruntant ses spécificités formelles aux registres industriel et domestique, se veut comme le support d'une réflexion de type ontologique, aux rappels psychanalytiques liés à l'inconscient individuel et collectif. La question du déchet est en effet ici convoquée, la littéralité de l'objet modèle renvoyant métaphoriquement au fonctionnement de l'inconscient tel que défini par Freud, lieu et mécanisme de refoulement des désirs et des traumatismes ». Champ de gravitation, courbure de l’espace-temps, la sculpture évoque la représentation d’un trou noir, cette région de l’univers d’où aucun corps matériel ni même la lumière ne peuvent s’extraire.

Du 29 mars au 18 mai 2008
Ouverture de la galerie :
du vendredi au dimanche de 14h00 à 18h00 et sur rendez-vous pour les groupes.
Nouvelle galerie de l’artothèque de Vitré, 52, rue Poterie, 35500 Vitré

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